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  • Rond-Point:Le périodique du groupe d’opposition communal « Pour Nandrin » (Printemps 2015)

    Rond Point Pour Nandrin 2015.jpg

     Le discours sur l’état de Nandrin : quand la réalité dépasse la fiction !

     

    Chère Nandrinoise,

    Cher Nandrinois,

     

    La Press’ion citoyenne et Press’ en Bref ayant pris quelque congé en cette fin d’hiver, avant leur retour en force, ils m’ont cédé la main pour réaliser ce qui, en prévision de 2018, devrait devenir le journal de l’opposition, le « verso du recto », de quoi permettre à nos concitoyens de se faire une opinion en dehors de la version lisse et embellie et souvent tronquée de la majorité au pouvoir, version qui se veut officielle (cf. Carrefour).

      

    Rond-Point sort ainsi son premier numéro et fort de l’expérience de ses deux consoeurs, un peu à l’instar de l’« Amédée » de François Pirette, le rédacteur se promet d’observer tout ce qui se passera à Nandrin, non pas depuis une des maisons de repos (pas encore transformée en résidence-services), située sur le territoire de notre belle commune, « celle où il fait bon vivre, etc., mais avec les yeux du bon sens et de l’esprit critique, ceux qui manquent à tant d’entreprises humaines, ici comme ailleurs.

    Le premier constat est que tout a beaucoup changé à Nandrin depuis la fusion des communes en 1976.

    Bien sûr, en quarante ans, comme Amédée, il en a vus défiler des évènements ainsi que les responsables politiques qui en ont assuré la gestion publique.

    Aussi, a-t-il décidé de rédiger ce billet d’humeur un peu à la manière de ces gens-là, des « grands » de ce monde.

    Mais, direz-vous, d’autres s’y sont déjà essayés avant lui au point que, depuis peu, le bourgmestre de la « belle en Condroz » a tenté d’imiter le président du Gouvernement wallon, Paul Magnette, lequel a voulu mettre ses pieds dans les pantoufles du président des Etats-Unis d’Amérique, en dressant l’un, l’état de Nandrin et l’autre, celui de la Wallonie.

    Si, dire que ces deux « états » peuvent se confondre sur le plan financier pourrait paraître exagérer, par contre, affirmer que leur sort pourrait être bientôt lié, ne relève jamais que des propres déclarations du bourgmestre de Nandrin, M. Lemmens.

    Malheureusement, dans un cas comme dans un autre, avec l’état de ces deux région et commune, on évolue, au mieux, dans des films de série B et à tout prendre, il vaudrait mieux choisir l’original (B. Obama) que les deux copies (P. Magnette et M. Lemmens).

    Mais, partons de cette époque où les premiers responsables politiques nandrinois des années 70 et 80 qui s’appelaient Gaston Laloux, Lucien Jacoby et François Polet, aujourd’hui décédés, géraient, avec des émoluments autrement plus modestes que maintenant, la commune de Nandrin qui comptait, alors, moins de 3.000 habitants.

    Avec les années 90 et 2000, le décor change mais le politique reste proche du citoyen.

    Pendant 18 ans, de 1994 à 2012, ce seront les années « Nandrin », à savoir les trois maïorats de Joseph Nandrin, un enfant du village de Saint-Séverin, comme le plus connu d’entre eux encore, Guy Mathot.

    Ah, Joseph N., ce « petit gars de chez nous », on l’aimait bien : toujours bien mis, aimable et prévenant, présent partout et amoureux de sa commune au point, disait-il, qu’il en avait pris le nom.

    Et puis, il aimait la bonne bouffe, les voyages, la Suisse et les autocars : tout un programme !

    Avec les années 2010, les choses changent et avec le retrait du leader charismatique, Nandrin doit se contenter de ce qu’il reste, le temps ayant fait inexorablement son oeuvre.

    Aujourd’hui, depuis la fin de l’année 2012, les élus de la nouvelle majorité ne sont plus que 9 sur 17, voire 8 quand on sait que l’un des 9 élus, une échevine, a changé de parti en cours de législature (pour information, on peut vous confirmer qu’elle n’a pas rendu son échevinat à la section locale Ecolo).

    Autre temps, autres mœurs et surtout, autre gouvernance, direz-vous !

    Autre temps certes mais avec les mêmes, puisque qu’on a fait du nouveau avec de l’ancien, l’ancien échevin des Finances étant devenu le nouveau bourgmestre.

    Si le gouvernement fédéral possède la Ministre Jacqueline Galand et sa science des chiffres, Nandrin détient lui, le spécialiste de la dette, plus exactement le spécialiste de son ampleur et de sa pseudo-maîtrise, dette tellement bien maîtrisée que, depuis 20 ans, elle n’a guère évolué puisqu’elle est passée de 5,00 millions à la fin de l’année 1994 à 3,13 millions à la fin de l’année 2014, malgré des taux de taxation parmi les plus élevés dans l’arrondissement de Huy-Waremme (8,5 % de précompte immobilier et 2.650 de centimes additionnels) et des taux d’intérêt particulièrement bas.

    Ce simple constat qui doit nous interpeller tous puisqu’il s’agit des deniers publics, c’est l’état de Nandrin, l’état de la gestion de l’ex-premier échevin, aux commandes des finances depuis 20 ans et bourgmestre encore jusqu’en 2018, Michel Lemmens, après que 40 % du temps de la législature 2012-2018 se soit écoulé.

    Aussi, quand on découvre dans le « Carrefour » du printemps 2015, en page 3, « le Mot du Bourgmestre », en pages 4 et 5, « travaux : FOCUS sur la gestion communale des travaux publics » et en pages 6 et 7 « Supracommunalité », on se dit que le discours sur l’état de Nandrin est bien maigre et, comme « Les éoliennes ont le vent en poupe » en page 8, on peut être assurer qu’elles tourneront bientôt à plein rendement avec celui, le vent que les quelques responsables politiques de la majorité et principalement ceux du collège communal font depuis maintenant près de 2 ans et demi.

    Bla-bla,  « paroles, paroles », effets d’annonce, poudre aux yeux, promesses (on rappellera que la campagne électorale est terminée) et on en passe et des meilleures, pas une semaine ne se passe sans que, dans la presse quotidienne, Nandrin fasse l’objet d’une nouvelle « sortie » du bourgmestre, responsable des Finances, président du collège et du conseil communal, porte-parole du groupe politique « Expressions Commune(s), etc., l’omni-causeur, l’omni …, quoi !

     

    « Prêtons l’argent à la Région ». Michel Lemmens lance une idée innovante pour aménager rapidement deux ronds-points (La Meuse du mercredi 18 mars 2015, en page 6).

    « Par les temps qui courent, il faut être imaginatif » (dixit M.L.).

      

    Rarement, il nous a été donné de lire une telle absurdité et s’il a bien un effet d’annonce parmi les plus grossiers, c’est bien celui-là.

    Ainsi, une commune parmi les plus endettées (plus de 3,1 millions de dette à la fin 2014, soit 50 % de son budget ordinaire !) comme Nandrin viendrait à PRETER 1,5 million d’euros (son fonds de réserve) à la Région wallonne, laquelle est elle-même endettée de plusieurs milliards (jusqu’à 11 milliards ?) d’euros pour construire deux ronds-points dont un est situé sur le territoire de la commune de Tinlot ?

    Et pourquoi pas, aussi, une absorption de la commune de Tinlot par celle de Nandrin ?

    De tels propos relèvent vraiment du « n’importe quoi » et de plus, comment ne pas y voir,  l’image du « borgne qui soutient l’aveugle » ?

    Comme effet d’annonce, c’est « grandiose » surtout que l’intéressé, M. Lemmens, se targue, sans consultation aucune du conseil communal, que l’ « on pourrait avancer un million d’euros cette année (en 2015) et le récupérer dans un an ou deux quand la Région aura les moyens ».

    De qui se moque ce bourgmestre pour annoncer une telle contrevérité quand il  sait, lui le responsable des finances, que JAMAIS, la Région n’aura les moyens (de les rendre), personne n’ignorant qu’elle « possède » une dette estimée entre 6 et 11 milliards d’euros.

    Notons au passage que le représentant du Ministre a réservé un « accueil poli et interrogatif » (c’est tout dire !) à cette proposition et que C. Louviaux, bourgmestre de Tinlot  « a eu vent de l’idée de Michel Lemmens » etdéclare « n’avoir pas encore eu de contact réel et concret au sujet d’un éventuel rond-point à l’Aldi de Tinlot. C’est une démarche surprenante, normalement la démarche est INVERSE. Je ne comprends pas vraiment le principe et …, pour le moment, je n’ai pas encore été invitée ».

    Heureusement qu’en page 8 de « Carrefour », le même bourgmestre de Nandrin nous vante les bienfaits de la « supracommunalité », sous le titre «  Vers des projets communs pour améliorer le cadre de vie des citoyens »,  avec, entre autres,la Conférence des Elus de Meuse-Condroz-Hesbaye.

    Si, les bourgmestres des 31 communes se parlaient, déjà entre voisins tinlotois et nandrinois et d’une même voix aussi, les choses revêtiraient peut-être un aspect plus sérieux, plus réfléchi et donc, plus crédible.

    Car que doivent penser les collègues-bourgmestres des 30 autres communes à qui, demain la Région wallonne pourrait refuser des subsides dans la mesure où toutes ces communes sont « riches » d’un boni cumulé ou d’un endettement de 50 % ou moins de 50 % de leur budget ordinaireou tout simplement, parce que la Région exigerait, de ces mêmes communes, des prêts à concurrence de leur fonds de réserve, TOUT CELA parce que le même bourgmestre a, de nouveau, effectuer un effet d’annonce dans la presse « pour se faire mousser ».

    Car, l’intéressé n’en est pas à son coup d’essai : chacun se souviendra de sa récente proposition de vendre l’IDEN (l’Intercommunale de distribution d’Eau de Nandrin) pour réaliser des « projets communaux » (nouveaux bâtiments administration/CPAS »).

    A chaque fois, pour masquer l’immobilisme de sa gestion communale, il lance des « idées » qui sont autant d’impossibilités ou à tout le moins, des propositions autant irréalistes qu’irréalisables, aussi vite abandonnées que formulées, de quoi « meubler le terrain ».

    Que doivent également penser les échevins et la présidente du CPAS de Nandrin qui sont « priés » de faire des économies dans leur secteur (travaux publics, enseignement, actions sociales, etc.) et de maîtriser leurs dépenses quand ils lisent dans la presse que leur bourgmestre veut prêter un million d’euros, rien qu’en 2015, à la Région, lui qui a imposé, à sa majorité, la suppression de la crèche sociale (et de l’un ou l’autre membre du personnel) parce qu’il ne voulait pas y investir les 100.000 euros nécessaires pour sa mise en conformité !

    Mais si les membres du collège communal et les autres bourgmestres vivent, périodiquement, les soubresauts de ce type de « rêves » que certains n’hésitent plus à qualifier de « cauchemars », que dire, alors, de la réaction de nos concitoyens qui devront encore subir, pendant trois ans et demi, ce type de de comportement et de gestion « utopique », véritablement dangereux pour la démocratie.

    Si cette déclaration ne revêtait pas un caractère de gravité certain, on pourrait qualifier la vision politique de ce responsable pour « sa » commune, de fantasque, voire de farfelue.

    Ainsi donc voilà ce que M. Lemmens nous a dressé comme « état de Nandrin » après deux ans et demi, lui qui semble avoir été, prioritairement, préoccupé durant cet hiver, par la supracommunalité laquelle « a été beaucoup débattue  aux derniers conseils communaux ».

    En fait, ayant reçu de sa propre majorité un sévère désaveu et une gifle magistrale, il entend par là qu’il a du s’y reprendre à deux, voire trois fois pour faire passer le très controversé S.D.T. dont seule, sa petite majorité a enfin bien voulu.

    Pour le reste, on est en droit de se poser la question de connaître ce que lui et son groupe Expressions Commun(e)s ont réalisé d’utile sur le terrain, pendant tout ce temps-là ?

    Car peut-on considérer que,  dresser pour et dans Carrefour « un grand tour d’horizon sur les bâtiments et décrire l’organisation d’une vingtaine de personnes en 4 départements … et d’un service des travaux toujours prêt à intervenir, un matériel d’intervention fort sollicité qu’il faut faire évoluer », c’est véritablement faire avancer positivement l’état de Nandrin ?

    Nous en doutons et nous affirmons qu’une fois de plus, on lance de la poudre aux yeux de nos concitoyens : du bla-bla, encore du bla-bla et toujours du bla-bla.

    De plus, si on en revient à cette problématique d’une éventuelle supracommunalité qui, demain pourrait primer sur les initiatives communales, rappelons simplement que le citoyen nandrinois, en 2012, n’a voté ni pour le GAL, ni pour la Conférence de Elus, ni pour la nouvelle structure de gestion du service d’incendie, etc.

    Il est, par ailleurs, interpellant de constater que l’autorité communale invoque de plus en plus la supracommunalité, entre autres avec le fameux schéma de développement territorial (S.D.T.) quand, hier, elle envisageait de vendre l’Intercommunale de distribution d’eau de Nandrin.

    Curieux de vouloir sacrifier une intercommunalité présente au profit d’une supracommunalité à venir !

    Notre avis est qu’il faudrait alors, aller, jusqu’au bout de la logique et envisager de refaire une nouvelle fusion des communes, ce qui permettrait de réaliser l’économie de nombreux postes locaux, donc de nombreux salaires de responsables politiques communaux (bourgmestres, échevins, présidents de CPA, etc.), ce qui permettrait d’utiliser le fonds de réserve à d’autres fins.

    « Voici, un nouvel hiver de passé et comme l’an dernier, les stocks de sel ont été peu utilisés », … comme le programme de gestion politique de la majorité !

    Ah, nous direz-vous, le sel de la vie, n’est-ce pas, à certains moments,  de se laisser bercer de douces illusions.

    Certes oui mais quand cela est à ce point récurrent, cela en devient lassant et inquiétant pour la réputation et le devenir de Nandrin.

    Où sont donc passés vos « atouts et vos richesses », ma « belle en Condroz » ? Vraisemblablement, déjà dans les « rêves » et les lamentations d’un seul homme et bientôt dans le gouffre financier de la Région wallonne ?

    Aussi, patience et persévérance, chers Concitoyennes et Concitoyens, car le compteur « PN Objectif 2018 » indique qu’il ne reste plus que 1274 jours à attendre et à s’opposer au triste « état actuel de Nandrin ».

     

    PNa

     

    N.B. : Le retour de PRESS’en BREF et de La PRESS’ion citoyenne est bien programmé dans les jours et semaines à venir.

    Avec maintenant Rond-Point, gageons que ce trio va « ré-animer » la vie politique communale nandrinoise.