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La PRESS’ion citoyenne n° 19-‘17 Double pollution (par déblais toxiques) à Nandrin-Lez-Terrils ? (et dire que … « ça se passe près de chez vous » !)

 

Depuis 2005, la commune de Nandrin a pris la fâcheuse habitude de déposer et de stocker, pour un temps plus ou moins long, des déblais provenant de divers travaux réalisés, à son initiative, aux différents coins de l’entité.

C’étaient généralement des résidus de type briquaillon, de la terre ou encore des déchets verts que le personnel du Service communal des Travaux transportait rue du Péry, à côté de l’ancien parking du club de football de Villers-le Temple et en face du parc communal du Péry.

La commune, au grand dam des riverains qui eurent à subir pendant des années ces amoncellements, pas toujours très esthétiques et à l’hygiène douteuse, de bonnes « âmes » venant y déverser de temps à autre leurs « propres » déchets, ne fit rien pour modifier cette situation et continua à augmenter ces « terrils ».

Cette situation qui perdurait encore en 2013, fut dénoncée par notre groupe politique « union Pour Nandrin » et l’échevin des Travaux H. Dehareng promit, pendant près d’un an, d’y remédier et de faire disparaître ces tas de « crasses ».

A ces tas, la commune commença à y amonceler le produit du RACLAGE des routes, en petites quantités d’abord.

Et un jour, après la réalisation des nouveaux terrains de football synthétiques, tout disparut et le site fut assaini, en tout cas à cet endroit précis, à savoir en face du terrain communal de tennis.

Mais, quelle ne fut pas la surprise de tout le quartier (et des Nandrinois) quand les riverains découvrirent que les tas avaient été déplacés derrière la haie d’une propriété privée de la rue Tige des Saules, en bordure des terrains achetés en son temps, par la commune, pour y construire le défunt hall « omnisports » (à l’arrière du hall-entrepôt communal de l’Espace des saules).

Pour les habitués des « grands feux » et autres festivals de musique qui se déroulent sur le site du Péry, chacun identifiera parfaitement l’endroit d’autant mieux que les amoncellements allaient devenir tellement hauts et importants que de leurs sommets, il devenait aisé de s’y percher pour avoir une (belle) vue de l’ensemble dudit site.

Quand on sait que, seulement quelques riverains (moins d’une dizaine de personnes !) en étaient incommodés autant par la vue que par les nuisances, on peut penser que cela agréait parfaitement les responsables communaux de maintenir les choses en l’état.

« union Pour nandrin » a, à nouveau, interpellé le collège communal pour s’étonner de ces nouveaux stockages de déblais d’autant plus que, cette fois, en plus des habituels décombres de type briquaillon et terres, il y fut entreposé et stocké, A MEME LE SOL, des dizaines de tonnes de RACLAGE BITUMEUX, résidu en provenance des travaux réalisés par des entreprises privées sur les routes communales (cf. la définition de ce type de résidus selon la législation en vigueur : en annexe).

Ces dépôts existent donc depuis 2014-2015 et ont atteint des sommets (c’est le cas de le dire !) durant ces derniers mois au point qu’ils étaient visibles depuis les nouveaux terrains de football.

Nous avons dénoncé, à plusieurs reprises cette nuisance grave, d’autant plus qu’il est probable qu’une des deux voies d’alimentation en eau qui fournissent la source communale de Marnave (70 % de l’approvisionnement global) de la SCRL IDEN, notre petite intercommunale des eaux, se situerait et passerait en dessous de ce site du Péry !

(Pour rappel, le futur « Point Ferme » qui sera bientôt construit par le G.A.L. « Pays des Condruzes » dans le hall communal de l’Espace des Saules, lequel vendra des produits frais de l’agriculture locale, fera face à ces monticules noirs qui rappellent les belles heures de l’industrie minière liégeoise).

A chaque fois devant notre insistance, il nous fut répondu que les dépôts ne présentaient pas de nuisance pour l’environnement et pour les riverains en particulier.

 

Chères Concitoyennes, chers Concitoyens,

 

Pourquoi alors, nous direz-vous, alerter l’opinion publique et surtout les autorités communales, une nouvelle fois et de manière plus incisive, pour un problème connu et qui ne présenterait, à priori, aucun danger ?

 

Tout simplement, PARCE QUE, alors que cette « pollution », en tous cas, ces dépôts sauvages et non autorisés de produits à tout le moins TOXIQUES qui, jusqu’à preuve du contraire après analyses par l’Institut scientifique de service public (ISSeP) de Liège, pourraient revêtir un caractère DANGEREUX,  se sont aujourd’hui, et plus particulièrement depuis la semaine du 15 août et jusqu’à ce lundi 21 août à 15 heures, DEPLACES vers et sur la place de Nandrin, AUTOUR DES MURS de la NOUVELLE ADMINISTRATION COMMUNALE.

Comment ?

Des camions de l’entreprise responsable du chantier de ce bâtiment que nous avons qualifié, en son temps, de « démesuré » pour notre commune, ont VIDE tous les tas de DEBLAIS BITUMEUX du site du Péry pour remplir tous les espaces autour des fondations du nouveau bâtiment !!!

Incroyable mais vrai, tous les produits du RACLAGE se trouvent, aujourd’hui, enfouis AU CŒUR même du village de Nandrin, au pied des bâtiments Musin, de l’église Saint-Martin et de l’ancien tribunal de Justice de Paix, centre historique de notre entité.

Des tonnes de produits BITUMEUX, en lieu et place des déblais retirés et qui, selon le Cahier spécial des Charges des Travaux, devaient être replacés au même endroit !!!

Jugez plutôt par cet extrait dudit Cahier :

« 11.3. Remblais et travaux connexes :

Les remblais concernent tous les remplissages périphériques et /ou rehaussement de la zone autour ou entre les fondations réalisées, …

Les matériaux utilisés prévus pour les remblais ne peuvent en aucun cas contenir des décombres, des matériaux de démolition, … ou d’autres déchets.

Conformément aux clauses du cahier des Charges, LES REMBLAIS SERONT EFFECTUES A L’AIDE DE TERRE et/ou de sable stabilisé.

L’entrepreneur est tenu de présenter un CERTIFICAT D’ORIGINE DES TERRES APPORTEES.

(…) Lorsque les terres sont apportées à destination, le pouvoir adjudicateur est en mesure de DEMANDER un CONTRÔLE D’IDENTIFICATION. »

 

Pourquoi le cahier spécial, voté par le conseil communal, n’a-t-il pas été RESPECTE ?

POURQUOI ???

  

Ce lundi 21 août, après-midi, faisant suite à une interpellation et face à telle situation d’importance écologique et environnementale grave, deux agents de la Police de l’Environnement de Liège du Service public Wallonie (SPW) sont descendus sur les sites de la place de Nandrin et du Péry pour constater les faits et effectuer des prélèvements qui sont en cours d’analyse à l’ISSeP de Liège.

Conséquemment, les travaux de remblayage ont été stoppés immédiatement.

Parallèlement, un camion communal a évacué un tas de terre au Péry.

Interpellant, non ?

Manifestement, pour qu’une telle police se déplace, c’est qu’il y a matière à investigation et que ces remblayages posent question(s), nonobstant le non-respect du cahier des Charges et les dépôts « sauvages » de raclage acheminés au Péry depuis plusieurs années.

Quand on pense que l’on a démoli un bâtiment de la fin des années 40, prétendument insalubre pour le remplacer par un nouveau d’un coût de près de 1.900.000 euros, lequel est aujourd’hui ceinturé par des dizaines de tonnes de déblais bitumeux toxiques alors qu’on devait réutiliser les déblais d’origine et de la terre scientifiquement prouvée, SAINE, on doit estimer qu’agir de la sorte est IRRESPONSABLE.

Car, sur ce site, si on en croit les autorités communales, ce sont plusieurs dizaines de personnes qui vont travailler quotidiennement à côté de ce type de remblais.

Et s’il s’avère, après analyses, que la norme de 50 ppm devait être atteinte, TOUS CES REMBLAIS devraient être retirés par l’entreprise, aux frais de la commune de Nandrin, donc des citoyens !

D’où, des coûts supplémentaires gaspillés par un manque de rigueur et de sérieux dans la gestion du dossier !

Vraiment, il est PLUS que temps que cette législature s’achève car, depuis cinq ans, notre commune est aux mains d’apprentis-sorciers qui, dans cette problématique, viennent de porter atteinte à notre environnement et qui sait, pourrait porter atteinte à la santé de concitoyens dont des employés communaux.

 

Et si, maintenant, pour exprimer notre mécontentement et notre courroux face à tant de « légèretés », nous, citoyens, nous nous saisissions de quelques douzaines d’œufs bien « contaminés », croyez-vous qu’ils apprécieraient et qu’ils en feraient tout un plat ?

Pas sûr d’autant plus que les quelques ECOLO qui siègent au sein de cette majorité, crieront, peut-être, CETTE FOIS-CI, … au scandale !!!

 

UPNa (24/08/2017)

 

 

 

  1. Les mélanges bitumeux contenant du goudron sont considérés par le code de l’environnement comme étant des déchets dangereux. (voir rubrique 17.03.01) http://environnement.wallonie.be/legis/dechets/decat026.htm

Législation/Déchets/Catégories de déchets/Catalogue

environnement.wallonie.be

Coordination officieuse. 10 juillet 1997 - Arrêté du Gouvernement wallon établissant un catalogue des déchets (M.B. 30.07.1997 - err. 06.09.1997)

 

  1. Ces déchets contiennent des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) qui sont cancérogènes. http://www.brrc.be/fr/article/f410_08a
 

Gravillons de granulats recyclés d’enrobés hydrocarbonés ...

www.brrc.be

Dans l’EURAL (liste européenne de déchets), les débris bitumineux contenant du goudron sont repris sous le code 17 03 01* «Mélanges bitumineux contenant du ...

 

( Voir §. 2 Qualité environnementale)

  1. L’arrête de l'Exécutif régional wallon relatif aux déchets dangereux définit un cadre très strict pour le regroupement, le prétraitement, l'élimination ou la valorisation de tels déchets. http://environnement.wallonie.be/legis/dechets/decat005.htm

L’Art. 3 de ce décret précise qu’ l est interdit à quiconque de se débarrasser des déchets dangereux, si ce n'est :

-        1° soit, en procédant à leur élimination ou à leur valorisation dans ses propres installations dûment autorisées;

-        2° soit, en les confiant à un tiers bénéficiant de l'agrément requis pour assurer la collecte ou à un tiers agréé et autorisé pour effectuer le regroupement, le prétraitement, l'élimination ou la valorisation des déchets [ ... ] dangereux;

-        3° soit, en les confiant à une installation située en dehors du territoire de la Région wallonne

Le chapitre IV traitant de l’agrément des personnes autorisées à éliminer ou à valorisation de tels déchets.

11.3 REMBLAIS ET TRAVAUX CONNEXES
Les remblais concernent tous les remplissages périphériques et/ou les rehaussements de la zone autour ou entre les fondations réalisées; soit la remise en profil du terrain conformément aux plans d'exécution.
les prix unitaires prévus pour ce poste comprendront l'épandage des matériaux de remblai en couches de 30cm damées se succédant correctement, le compactage (damage, cylindrage, …) du matériau de remblai.
Les matériaux utilisés pour les remblais ne peuvent en aucun cas contenir des décombres, des matériaux de démolition, des mottes de gazon, des troncs, des matériaux gelés ou d'autres déchets. Conformément aux clauses de cahier spécial des charges, les remblais seront effectués à l’aide de terre et/ou de sable stabilisé
L'entrepreneur est tenu de présenter un certificat d'origine des terres apportées. A cet effet, l'entrepreneur fera contrôler la terre sur son terrain d'origine et prouvera au moyen d'un rapport de gestion que la terre livrée satisfait aux exigences en matière d'environnement.
Lorsque les terres sont apportées à destination, le pouvoir adjudicateur est en mesure de demander d'effectuer un contrôle

 

 

 

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